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Inria Sophia Antipolis-Méditerranée


Questions à : Rose-Marie CORNUS, Chargée de communication et

Olivier BERNARD, Directeur de recherche Inria

En quelques mots, qu’est-ce qu’Inria ? 

R.M Cornus : C’est un organisme public de recherche dédié aux sciences du numérique, à l’interface des sciences informatiques et des mathématiques qui existe depuis 1967. Inria rassemble 4350 personnes sur 8 centres en France. Sous double tutelle des ministères de la Recherche et de l’Industrie, l’organisme possède une forte composante enseignement et formation et a vocation à l’innovation et au transfert de technologies. Plus de 100 start-up ont ainsi été créées.

Quels sont les principaux axes de recherche du centre Inria Sophia Antipolis-Méditerranée ?

R.M Cornus : Le centre Sophia Antipolis - Méditerranée a été parmi les premiers à se déployer dès 1981 sur la jeune technopole de Sophia Antipolis. Il a depuis étendu son activité à tout l’arc méditerranéen et regroupe aujourd’hui les implantations de Sophia Antipolis, Montpellier, Marseille et Bologne (Italie). Le centre accueille de l’ordre de 600 personnes (dont 500 scientifiques) organisés en équipes composées de salariés d’Inria mais aussi d’autres partenaires. Ses trois axes scientifiques sont la communication et le calcul omniprésents, la médecine et la biologie computationnelles, la modélisation, la simulation et l’interaction avec le monde réel.

Quels sont vos partenaires académiques et industriels ?

R.M Cornus : Notre politique de partenariat est ouverte à de multiples acteurs. Les 38 équipes du centre sont pour plus de la moitié communes avec différents partenaires : des universités (Nice Sophia Antipolis, Montpellier I et II, Aix Marseille, Bologne) et des organismes de recherche (CIRAD, CNRS, Inserm, INRA,…). Nous sommes partenaire scientifique du campus SophiaTech qui vient d’ouvrir ses portes sur la technopole et, à Montpellier, membre de Agropolis Fondation. Le centre entretient aussi des liens étroits avec les collectivités territoriales et collabore à de nombreux projets européens. De plus, nous sommes actifs dans les pôles de compétitivité de la Région PACA. Nous collaborons fortement avec les industriels, qu’ils soient grands groupes mais également PME. Notons que le centre a déjà créé 16 start-up depuis 1988. Le centre est également pilote du programme national EuroMéditerranée 3+3.
Enfin, dans le cadre de notre mission de diffusion de la culture scientifique, le centre avec ses partenaires régionaux (Persan, Académies de Nice et Montpellier, lycées) est un acteur engagé dans l’enseignement de l’informatique auprès des professeurs de lycées et anime des rencontres avec des lycéens dans le cadre d’actions de Science participative.

Quels sont les objectifs de recherche de l’équipe Biocore, plus particulièrement concernée par l’adhésion à Trimatec ?

O. Bernard : Biocore (Biological Control of Artificial Ecosystems) est le nom de l’équipe commune Inria, Inra (Sophia Agrobiotech, LBE de Narbonne) et CNRS/UPMC (Laboratoire Océanographique de Villefranche sur Mer). Nous comptons environ une vingtaine de chercheurs.
Notre but est de préserver l'environnement, en développant de nouvelles sources d'énergie, en évitant la pollution des eaux et l'utilisation de produits chimiques pour les cultures. Plus précisément, nos travaux visent 4 applications : la production de bioénergies, le traitement et l’épuration de l’eau, la fixation du CO2, les cultures sous serres et la lutte biologique pour diminuer l’usage des produits chimiques.
Le point commun est de concevoir, de modéliser et d’optimiser des écosystèmes artificiels. Nous nous servons de modèles mathématiques puis nous validons et optimisons ces modèles à l’aide de nos 3 plateformes expérimentales ultra instrumentées et pilotées par ordinateurs réparties sur nos différents sites.

Sur quels projets collaboratifs innovants travaillez-vous en ce moment ?

O. Bernard : Nous pouvons citer 4 exemples : le projet Salinalgue (FUI) porte sur la production de bioénergies et de bioproduits à partir de micro-algues ; le projet Facteur 4 (ANR), qui a commencé cette année, vise à une amélioration non OGM des performances des micro-algues.
Nous sommes également impliqués dans le programme des Investissements d’Avenir au travers notamment de l’Institut d’Excellence en Energie Décarbonée (IEED) GreenStars, ensemble de plateformes collaboratives regroupant des acteurs hexagonaux de la filière valorisation des micro-algues ainsi que le projet RESET (ANR Bioinformatique) consistant à développer des modèles mathématiques pour mieux comprendre l’interaction entre différents gènes de bactéries et pouvoir agir sur cette machinerie.

Que vous apporte le pôle Trimatec ?

O. Bernard : J’ai d’abord mesuré l’apport de Trimatec à travers l’action Algasud, portée par le pôle dès 2009. En fédérant les acteurs de la filière Algues, la démarche a donné un cadre favorable aux collaborations et constitué le préliminaire de l’IEED GreenStars.
Trimatec a eu un rôle clé dans le montage de projets d’envergure comme GreenStars, qui n’auraient pu aboutir sans l’expertise thématique et la bonne connaissance des acteurs apportées par le pôle.

En savoir plus : www.inria.fr/sophia

Photos : Haut droite (Chercheurs Inria / C. Lebedinsky), Milieu droite (Laboratoire Biotechnologie de l'Environnement à Narbonne Algotron / Naskeo Environnement), Bas gauche (Modélisation performances micro-algues / Inria Biocore)

(Parution : Septembre 2012)

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